Que peut faire ma commune?

Liste des actions menées par les communes wallonnes en faveur du climat.

En Wallonie, plus de 200 villes et communes ont signé la Convention des Maires pour le Climat, initiée par l’Union européenne. D’autres aussi sont passées à l’action, en voici quelques exemples classés par thèmes :

Energie

* Flobecq : la commune met sur pied un système de tiers investisseur pour permettre à ses citoyens de bénéficier d’électricité photovoltaïque. 300 ménages sont maintenant équipés.

* Villers-le-Bouillet : la commune met en place une coopérative éolienne qui allège le budget communal. Forte de ce succès, la commune renouvelle l’expérience avec du photovoltaïque et de nouvelles éoliennes, faisant une économie pour les citoyens de 500 000 à 1 000 000 € par an. La commune a aussi la première maison communale passive de Wallonie.

* Manhay : la commune, en association avec des agriculteurs, des exploitants forestiers et des citoyens, installe une chaudière collective alimentée en plaquettes de bois locaux. Le réseau de chauffage couvre actuellement 40 bâtiments.

* Martelange : la commune met en place des ateliers pour apporter des réponses à la problématique de l’énergie.

* En province du Luxembourg, c’est le projet de communes françaises – le projet DOREMI – visant à rendre les habitats moins consommateurs, qui fait des petits. Objectif : réhabiliter 100 logements par an avec de la main-d’œuvre locale.

* Frasnes-lez-Anvaing : la commune vise l’énergie positive, elle a mis en place un plan d’action collectif. Elle a déjà investi dans le photovoltaïque, le solaire thermique et l’éolien.

* Atert : la commune organise des conférences, des formations, des visites de chantiers pour sensibiliser les ménages à investir dans leur bâtiment. Pour faciliter le passage à l’action, elle met en place un fond d’investissement basé sur une monnaie locale.

Environnement

* Wavre : la commune veut végétaliser la ville, elle encourage les citoyens à planter dans l’espace public et distribue des graines.

* Zéro phyto : plusieurs communes s’engagent pour informer les citoyens sur le décret wallon qui impose aux communes d’arriver au zéro phyto dans les espaces publics pour le 1er juin de cette année et pour les encourager à faire de même chez eux : Ottignies-LLN et les communes qui utilisent les supports d’Adalia.

* Pollution électromagnétique : en France déjà plus de 658 communes s’opposent au compteur communiquant Linky que veut nous imposer la Région wallonne.

Agriculture

* Aubel, Baelen, Dison, Herve, Jalhay, Lierneux, Malmedy, Olne, Limbourg, Pepinster, Plombières, Spa, Stavelot, Stoumont, Theux, Thimister-Clermont, Trois-Ponts, Verviers, Waimes, Welkenraedt : 20 communes ont signé la Charte de Milan et s’engagent à un changement immédiat dans le domaine de l’agriculture pour soutenir le droit à une alimentation saine, nutritive et locale.

Déchets

* Gesves, Saint-Ode, Pont-à-Celles, La Hulpe, Ecaussines, Braives, Waremme, Dour, Thuin : 10 communes mettent en place un plan d’action collaboratif visant à devenir des communes zéro déchet.

* Waterloo : la commune lance une action zéro mégot.

* 10 communes wallonnes participent au plan zéro déchet de la Région Wallonne : Ath, Attert, Comines, Courcelles, Héron, Liège, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Philippeville, Quiévrain et Rixensart.

* Soutien à la relocalisation économique.

* Soutien au développement des monnaies locales : la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve accepte des transactions en Talent, notre monnaie locale.

* Communes Hors TTIP/CETA : exemple : Genappe, Waterloo, Chaumont-Gistoux, Walhain, Namur…

* La Commune de Pont-à-Celles a affiché des bâches avec des messages chocs  

Autonomie alimentaire

* Soutiens divers à la création de ceintures alimentaires (Liège, Bruxelles, Verviers, Ath…).

* Politiques publiques liées à la gouvernance : établir un plan de transition vers les communs: exemple de la ville de Gand.

Ce ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres, le train est en marche, les communes à travers le monde entier se mobilisent, alors : « Qu’est-ce qu’on attend ? »

Le logiciel cartographique ‘HOTMAPS’, pour aider à faire un Plan Climat

Energy Cities, l’un des fondateurs de la Convention des maires, a fêté ses 30 ans cette année. Selon cette association, la transition énergétique est plus qu’une question d’énergie renouvelable ou de technologies de pointe. Il s’agit aussi d’utiliser les ressources de manière raisonnée, de renforcer la participation locale des citoyens et d’améliorer la qualité de vie dans une Europe démocratique.

Dans la foulée de cet anniversaire, le logiciel cartographique ‘HOTMAPS’ vient d’être lancé dans sa version Beta : son objectif primordial est le développement d’une boîte à outils ‘open source’ de cartographie, de planification du chauffage et de refroidissement durant les périodes de chaleur caractérisant le changement climatique.

Il fournit des données par défaut pour l’Union européenne, aux niveaux nationaux et locaux.

Le logiciel HOTMAPS doit permettre aux autorités publiques d’identifier, d’analyser, de modéliser et de cartographier les ressources et d’apporter les solutions pour répondre aux besoins énergétiques sur leur territoire. Ceci de manière rentable, respectueuse des ressources.

Accessible aux citoyens, aux enseignants et aux professionnels de différents secteurs, il permet de percevoir les enjeux locaux de la transition énergétique.

Il se situe dans le cadre des décisions de la Commission européenne et du Parlement européen de porter la réduction des émissions à ‘au moins 60%’ en 2030. Ceci dans le cadre de la neutralité carbone en 2050, la relation entre le nombre de PPM de CO2 et la hausse de température étant établie.

Comme le rappelle Energy Cities, l’objectif de la planification énergétique stratégique, comprend la planification du chauffage, la promotion de la transition vers un système énergétique intégré, plus flexible, axé sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Il est donc nécessaire d’identifier, d’analyser et de cartographier les ressources et les solutions pour réduire la demande en énergie d’une part et pour répondre à la demande avec des sources d’énergie efficaces, rentables et plus vertes d’autre part.

Le projet Hotmaps a voulu relever ce défi. Des instituts de recherche de premier plan en Europe ont développé ce site Web qui  permet à tout un chacun de procéder à une première évaluation, en un minimum de temps, en matière de demande en chauffage et en climatisation, de découvrir le potentiel des énergies renouvelables locales susceptibles de couvrir cette demande.

La Belgique est l’un des pays ou les émissions de CO2 sont les plus élevées, soit 10,8T par habitant selon le mode de calcul par production et 17,4T selon le mode de calcul par consommation. Il en va de même pour la consommation d’électricité, exprimée en KWh par habitant en Belgique, largement supérieure à la moyenne Européenne.

En pratique, la zone sujette à analyse  au moyen de ce logiciel peut se faire en utilisant les unités statistiques définies dans EUROSTAT, ou d’approfondir l’analyse au niveau local, voire par hectare ou par cellules.

Le mode d’emploi, la définition de la planification stratégique du chauffage, la classification des bâtiments par époque de construction, les conditions climatiques locales, etc,… sont disponibles sur le site et utilisables comme paramètres.

Durant cette trop longue période de confinement, prendre un peu de hauteur en utilisant ce logiciel HOTMAPS, c’est aussi se promener dans le dédale de la complexité de la transition énergétique, de ses conséquences pour le climat, tout cela dans le cadre d’un débat citoyen informé.

Bonne promenade sur https://www.hotmaps.eu/map ! L’essayer, c’est l’adopter, ce qui est chose faite. Pour initier le processus, Villers-la-Ville est déjà à la pointe de la cartographie…

Ph Radu, Citoyen, Villers-la-Ville

https://energy-cities.eu/fr/thématique/efficacite-energetique-batiments/

https://www.hotmaps-project.eu/wp-content/uploads/2020/09/brochure-hotmaps-2020-FR-web.pdf